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samedi 5 mars 2016

Sacs de graines mellifères et jachères apicoles

Voici comment se procurez des sacs de 5 ou 10 kg de graines mellifères pour jardins ou jachères apicoles :

Les petits sachets de graines étant très coûteux, mieux vaut se mettre à plusieurs et acheter un gros sac. Vu le très faible prix une fois remis en petits sachets (environ 7 centimes les 10 grammes), ce peut aussi être l'occasion d'en offrir autour de vous ou sur les marchés.

Des marques et magasins sont cités ci-dessous simplement pour vous aider à commencer vos recherches.
Mélange Pronectar 

Mélange Pronectar en 10 kg.  
Environ 35€ pour 5kg chez Icko et des vendeurs apicoles, ou dans les magasins du groupe Dauphinoise : Coop Dauphinoise ; Agri Sud Est et Gamm-vert.


Chez Naturapi

http://www.naturapi.com/15644-jacheres-melliferes-rucher--le-kg.html

Comment semer une jachère apicole
 
http://www.jacheres-apicoles.fr/28-comment-semer-une-jachere-apicole-mode-demploi.html


Le financement des jachères apicoles

De plus en plus de solutions, le plus souvent départementales, existent pour diminuer les coûts d’implantation pour les agriculteurs, notamment en ce qui concerne les semences :

  • il est possible dans de plus en plus de départements de passer par les contrats JEFS mellifères des Fédérations Départementales de Chasseurs, qui financent les semences soit sur leurs fonds propres, soit grâce à des subventions des collectivités territoriales ;
  • dans certains départements / certaines régions, c’est la collaboration entre les mondes agricole et apicole qui a débouché sur la mise en place de programmes départementaux de financement de semences (exemples du Haut-Rhin, de la Dordogne, de l’Yonne, de l’Isère…)
  • dans d’autres cas, ce sont les distributeurs de produits agricoles qui ont mis en place des programmes pour leurs adhérents.

Si vous vous trouvez dans un département dans lequel aucun de ces modes de financement des semences ne s’est encore mis en place, sachez donc que le montage de ce type de dossier est possible (n’hésitez pas à contacter le Réseau Biodiversité pour les Abeilles qui est là pour aider dans ce type de démarche). 


Voir aussi :

jeudi 12 février 2015

Vive les Agriculteurs !

Les Apiculteurs ont tendance à incriminer les agriculteurs à cause :
  • des pesticides (oubliant que la plupart des apiculteurs mettent aussi dans les ruches des pesticides contre le varroa)
  • de la nono-culture qui génère de grandes périodes sans fleurs à butiner
  • de l'immensité des champs sans arbres ni haies, raréfiant les sources de pollen, de nectar et de propolis.
De leur côté, les agriculteurs aimeraient :
  • réduire les pesticides car ils leur coûtent cher et nuisent à leur propre santé, diminuer les intrants et la pollution
  • préserver les auxiliaires indispensables aux cultures, et les pollinisateurs (les pollinisateurs sauvages disparaissant, les ruches deviennent vitales)
  • avoir des ruches à proximité quand les abeilles sont indispensables pour polliniser les cultures
  • augmenter le rendement (estimation de 30%) grâce à une excellente pollinisation des semences de colza et tournesol, et des cultures de melon, kiwi, pommier, abricotier, oignon, carotte, chicorée, poireau, fenouil, persil, radis, chou
  • améliorer leur image de marque
Pour tout cela, on peut s'inspirer de la Charte des Bonnes Pratiques Agricoles et Apicoles de Bayer (http://www.bayer-agri.fr/fileadmin/bayer/02-BPA/CHARTE_BEE_CARE-21-03-13-HD.pdf) :

L’apiculteur et l'agriculteur peuvent ensemble :
  • Définir l’emplacement des ruches
  • Échanger sur les cultures et les activités prévues sur les parcelles voisines du rucher
  • Faire un bilan en fin de saison : production des ruches et des parcelles agricoles
  • Définir éventuellement un prix de location des ruches en période de pollinisation
L’apiculteur peut s’engager à :
  • Informer l’agriculteur des dates d’installation/retrait et d’ouverture/fermeture de ses ruches
  • Informer les agriculteurs voisins de la présence du rucher
  • Fournir ses coordonnées à l’agriculteur et aux agriculteurs voisins
  • Véhiculer une bonne image des Agriculteurs attentifs à la santé des pollinisateurs
  • Offrir du miel à l'agriculteur car sans cultures/haies/arbres pas d'abeilles ! 
  • Proposer son aide pour semer des jachères...?
L’agriculteur peut s’engager à :
  • Avertir avant d'appliquer un traitement
  • Pas d'insecticide/acaricide (même avec la Mention Abeille) en période de floraison ou d’exsudats, sur toutes les cultures visitées par les abeilles et autres insectes pollinisateurs
  • Pas de mélanges de traitements car les effets néfastes se cumulent
  • Traiter à la tombée de la nuit (même avec la Mention Abeille), quand les abeilles sont rentrées à la ruche 
  • Utiliser des buses à limitation de dérive et traiter par vent < 19 km/h
  • Introduire un couvert végétal durant l’inter-culture, produisant du nectar/pollen (colza, moutarde, phacélie, sarrazin, tournesol, trèfle, luzerne en particulier)
  • Aménager des bandes enherbées (CIPAN...), jachères, haies... favorables aux pollinisateurs.
A nous tous de participer ! 

Voir aussi

Une illustration très bien faite extrait de : http://www.itsap.asso.fr/downloads/publications/cahier_technique_pollinisation_web.pdf
 

Voir aussi :

mardi 10 février 2015

Polliniser les semences anciennes

Des passionnés du goût cultivent (sur Fontaines-Saint-Martin ou ailleurs) des semences anciennes de fruits et de légumes. Pour cela ils ont besoin que des insectes pollinisateurs butinent leurs fleurs.

Les potagers et vergers constitués d'espèces plus classiques ont aussi besoin des insectes pollinisateurs pour obtenir fruits et légumes.

Quoi de mieux que quelques ruches à proximité ? (à 3 km maxi ; de préférence à moins de 1km)

Encore faut-il que les abeilles trouvent à butiner de mars à octobre quand le potager n'est pas en fleur ! (voir Aider les abeilles).

Voir aussi :